L’autonomisation des élèves par les TICE, ça marche!

Le vendredi 3 juin, dans le cadre du programme Booster, nous avons accompagné quelques jeunes de 16-17 ans au lycée Jean Renoir à Bondy pour des cours de maths.

La plupart ne veulent pas entendre parler de maths, « ils détestent ». L’un d’eux, qui n’en garde pas de bons souvenirs non plus, aimerait quand même travailler les mesures (gramme, kilogramme, etc.) pour son projet de faire de la boulangerie/pâtisserie. Il promet de faire une démonstration ensuite… Qu’à cela ne tienne, s’il lui faut un cours particulier. Les autres doivent donc être autonomes et faire des maths.

Nous leur proposons d’aller sur Sésamaths. Et en particulier sur Mathenpoche. Nous avions choisi le jeu de calcul mental « quadricalc » pour les raisons suivantes:
– il commence doucement et on peut jouer quel que soit son niveau
– il n’est pas étiqueté d’une classe de collège ou de primaire

Les participants ont souvent arrêté les mathématiques depuis plusieurs années.

Qu’à cela ne tienne ils se prennent au jeu et s’entraident. L’un d’eux décide d’explorer les autres jeux de mathenpoche et se met à cliquer un peu partout. Il reste un long temps sur mathador junior (jeux type « chiffres et les lettres ») où sa voisine l’aide beaucoup (c’était l’inverse qui se passait sur des jeux de calculs mentaux en vitesse: elle était prise de panique et lui l’aidait).

Avec Alain (notre futur boulanger nous l’espérons), nous avançons bien et nous demandons à Lyndsia et Thomas un petit bilan de leur expérience.

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 Au moment de partir, Alain et Lyndsia sont en train de préparer l’activité de la semaine prochaine et le coordinateur du projet a un peu de mal à leur faire quitter la salle… Les deux heures sont passées très vite!

Les journées de l’innovation à l’UNESCO

Voici un petit compte-rendu du dispositif Parenthèses en place au collège Renoir de Bourges, présenté dans le cadre des journées de l’innovation 2013 auxquelles nous avons assisté.

Présentation du collège : il accueille 710 élèves dans un quartier jusque là très favorisé du sud de Bourges. La construction massive de logements sociaux mène le chef d’établissement à anticiper le changement de recrutement.

Préparation du dispositif : le recrutement des élèves est modifié considérablement pour éviter la stigmatisation : ouverture d’une classe ULIS et d’une classe passerelle (loi 2005) pour les handicapés lourds en plus de la classe SEGPA déjà présente. L’équipe accepte les élèves totalement déscolarisés d’autres établissements.

Fonctionnement du dispositif : il s’intègre dans le projet global d’établissement : environ 70 projets sont organisés chaque année avec plus d’une centaine d’intervenants extérieurs, 200 licenciés en sports, 12 options…

Un diagnostic est fait avec les professeurs principaux à chaque fin d’année de tous les élèves (sauf les 3e). Ils travaillent sur les indicateurs de décrochage pour intervenir en amont. Les élèves peuvent être classés en pré-prédécrochage, en prédécrochage ou en décrochage selon les cas. Ils sont ensuite suivis par l’équipe Parenthèses (l’assistant pédagogique, assistante sociale, l’infirmière, le COP, CPE, la direction, le directeur de la SEGPA…) toutes les trois semaines pour évaluer le classement des élèves.

Le scolaire n’est pas l’axe majeur du dispositif : les élèves font l’objet d’un parcours « cousu-main » pour chaque type : projets autour de l’entreprise, de l’art, travail avec des éducateurs, des artistes, les maisons de quartier, les associations… Il s’agit par une pédagogie du détour de faire découvrir aux élèves (et à leurs parents !) qu’ils ont des compétences qu’ils ignorent et que les professeurs peuvent ensuite utiliser en cours. On s’appuie sur les passions et les intérêts des élèves, sans leur imposer tel ou tel projet.

La stigmatisation est évitée car tous les élèves participent à des projets, il n’y a pas d’emploi du temps modifié pour les élèves en décrochage mis à part les sorties liées au projet. C’est une éducation résolument inclusive. 

L’atelier au LAP du 29 mars 2013

Les élèves du lycée autogéré de Paris (LAP) accompagnent Transapi depuis quelques semaines. Pour ceux qui n’ont jamais entendu parler du LAP, c’est un lycée pas tout à fait comme les autres où les élèves choisissent leurs projets, les votent et acquièrent au moins autant des compétences citoyennes et politiques que scolaires.

Certains d’entre eux, parce qu’ils sont solidaires, parce qu’ils ont eu des périodes « sans école », parce que la problématique les intéresse, ont choisi d’aider Transapi dans ses réflexions.

Nous nous retrouvons donc une fois par semaine sur divers sujets.

La semaine dernière, nous réfléchissions aux noms à donner aux diverses « formules » que nous proposerons aux jeunes intéressés par Transapi.

C’est Lola qui a pris l’initiative de synthétiser toutes les idées au tableau et qui nous a envoyé cette photo

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La racine « Transi » comme transition, ce qu’assure Transapi, a fait l’unanimité.

L’équipe retient les formules suivantes:
– TransiZen pour le travail en autonomie
– Transitorat pour le travail avec un tutorat
– Trans-mission pour les jeunes très investis qui viendront travailler en autonomie et seront suivis et participeront à des ateliers ou des projets collectifs
– TransiProd pour les inscrits aux projets