Les journées de l’innovation à l’UNESCO

Voici un petit compte-rendu du dispositif Parenthèses en place au collège Renoir de Bourges, présenté dans le cadre des journées de l’innovation 2013 auxquelles nous avons assisté.

Présentation du collège : il accueille 710 élèves dans un quartier jusque là très favorisé du sud de Bourges. La construction massive de logements sociaux mène le chef d’établissement à anticiper le changement de recrutement.

Préparation du dispositif : le recrutement des élèves est modifié considérablement pour éviter la stigmatisation : ouverture d’une classe ULIS et d’une classe passerelle (loi 2005) pour les handicapés lourds en plus de la classe SEGPA déjà présente. L’équipe accepte les élèves totalement déscolarisés d’autres établissements.

Fonctionnement du dispositif : il s’intègre dans le projet global d’établissement : environ 70 projets sont organisés chaque année avec plus d’une centaine d’intervenants extérieurs, 200 licenciés en sports, 12 options…

Un diagnostic est fait avec les professeurs principaux à chaque fin d’année de tous les élèves (sauf les 3e). Ils travaillent sur les indicateurs de décrochage pour intervenir en amont. Les élèves peuvent être classés en pré-prédécrochage, en prédécrochage ou en décrochage selon les cas. Ils sont ensuite suivis par l’équipe Parenthèses (l’assistant pédagogique, assistante sociale, l’infirmière, le COP, CPE, la direction, le directeur de la SEGPA…) toutes les trois semaines pour évaluer le classement des élèves.

Le scolaire n’est pas l’axe majeur du dispositif : les élèves font l’objet d’un parcours « cousu-main » pour chaque type : projets autour de l’entreprise, de l’art, travail avec des éducateurs, des artistes, les maisons de quartier, les associations… Il s’agit par une pédagogie du détour de faire découvrir aux élèves (et à leurs parents !) qu’ils ont des compétences qu’ils ignorent et que les professeurs peuvent ensuite utiliser en cours. On s’appuie sur les passions et les intérêts des élèves, sans leur imposer tel ou tel projet.

La stigmatisation est évitée car tous les élèves participent à des projets, il n’y a pas d’emploi du temps modifié pour les élèves en décrochage mis à part les sorties liées au projet. C’est une éducation résolument inclusive. 

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